Prêt-à-porter, P-E 13

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Par Karen Rouach     Chez Vanessa Bruno, malgré l’immense salle du Grand Palais où nous prenons place, on se sent comme en famille. Notre attention ne se porte ni sur notre compte Twitter ni sur la présence ou pas d’acheteuses importantes, mais sur la mère de la créatrice, reconnaissable sans grand effort au premier rang, qui immortalise le show à l’aide de son iPhone avec un émerveillement digne des débuts. On compte. Cela fait pourtant 16 ans que la marque existe, et plus de 5 ans qu’elle défile. En déduction, il semble que la prétention et l’arrogance qui grandissent souvent en même temps que le succès ne passeront jamais par la famille Bruno. Le succès ne manque pas mais le mot qui va avec est simplicité, à l’image de…

Par Karen Rouach

 

 

Chez Vanessa Bruno, malgré l’immense salle du Grand Palais où nous prenons place, on se sent comme en famille. Notre attention ne se porte ni sur notre compte Twitter ni sur la présence ou pas d’acheteuses importantes, mais sur la mère de la créatrice, reconnaissable sans grand effort au premier rang, qui immortalise le show à l’aide de son iPhone avec un émerveillement digne des débuts. On compte. Cela fait pourtant 16 ans que la marque existe, et plus de 5 ans qu’elle défile. En déduction, il semble que la prétention et l’arrogance qui grandissent souvent en même temps que le succès ne passeront jamais par la famille Bruno. Le succès ne manque pas mais le mot qui va avec est simplicité, à l’image de la collection présentée hier soir.

 

Quelle femme n’aurait pas envie, par une chaude soirée d’été, de s’habiller divinement bien, le tout en moins de 4 secondes et sans réfléchir ? Cette femme pourrait être vous, l’été prochain, si votre dressing comporte une de ces robes Vanessa Bruno que l’on rebaptisera “valeurs sures”. Car fluidité, fraîcheur et sensualité semblent les maîtres mots de cette collection sans fioritures. “Il s’agit d’un retour à des pièces simples que j’avais envie de revoir portées” expliquera simplement la créatrice au sortir du défilé.

 

Les ensembles sont si fluides qu’ils glissent sur la peau et laissent chaque fois entrevoir la poitrine des mannequins (tant pis pour les très jeunes enfants assis au premier rang). Il y a même un petit peu de Chloé dans certaines robes, portées à plat pour amplifier cet effet de légèreté et de simplicité. La créatrice, que l’on a pourtant toujours trouvé plus à l’aise en hiver qu’en été, pourrait bien vouloir faire passer un message : la fête de l’imprimé est terminé, c’est le moment de ressortir les basiques. Ce it-pantalon imprimé abstrait que je porte, aussi d’actualité soit-il, me parait soudain too much face à ces ensembles troublants de simplicité. Le message est bien passé, Vanessa.

 

 

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