Prêt-à-porter, P-E 13

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Par Louis Bompard   New York a beau se débattre avec cela, il n’est pas facile de se défaire d’une réputation qui, de plus, trouve chaque saison de quoi raviver la colle de son étiquette. La fashion week  qui débute ce mois de marathon est généralement dite la plus « commerciale » (attention, ce n’est pas un gros mot!). Et même lorsque la Big apple voit naître de vrais faiseurs de mode, ils avancent rapidement avec, bille en tête, cette si réaliste notion de« bankable ». C’est surement pour cela que, quand deux sœurs venues de Californie crient haut et fort qu’elles veulent faire de la « couture française » mêlée à leurs influences américaines, la nouvelle fait grand bruit. C’est ainsi que Rodarte a fait son apparition sur les podiums en 2005. Et le moins…

Par Louis Bompard

 

New York a beau se débattre avec cela, il n’est pas facile de se défaire d’une réputation qui, de plus, trouve chaque saison de quoi raviver la colle de son étiquette. La fashion week  qui débute ce mois de marathon est généralement dite la plus « commerciale » (attention, ce n’est pas un gros mot!). Et même lorsque la Big apple voit naître de vrais faiseurs de mode, ils avancent rapidement avec, bille en tête, cette si réaliste notion de« bankable ». C’est surement pour cela que, quand deux sœurs venues de Californie crient haut et fort qu’elles veulent faire de la « couture française » mêlée à leurs influences américaines, la nouvelle fait grand bruit. C’est ainsi que Rodarte a fait son apparition sur les podiums en 2005. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que depuis ce moment là, elles n’ont jamais déçu un public « venu voir autre chose » pendant cette semaine placé sous le signe de la fashion industry (au sens littéral du terme).

Mais alors, que s’est-il passé cette saison, Mesdames Mulleavy ?

 

En effet, c’est la première fois qu’un de leur défilé fait parler de lui autrement que par des propos aériens et dithyranbiques. Ce qu’on peut leur reprocher ? Et bien que chaque habitué des semaines de la mode de Milan, Londres et Paris depuis cinq ans, a comme eu une désagréable vision de « déyja vouuu ». Des critiques s’aiguisent, s’offusquent, s’indignent. On parle d’inspirations puisées chez Balenciaga, Erdem, Rochas, Mary Katrantzou et même de leurs grands rivaux pour le trône de la mode US, le duo de Proenza Schouler. Jolie, actuelle et travaillée, certes, mais pas nouvelle. Pire, cette collection ne leur ressemble pas.

 

Allez, nous ne sommes pas rancuniers, n’oubliant pas les merveilleuses livraisons que les sœurs Mulleavy nous ont offertes les saisons passées. Nous préférons même en rire avec ce journaliste qui s’interroge à la sortie du défilé: « Comment fait Miuccia Prada ? Elle avait déjà Prada à Milan, Miu Miu à Paris, et voilà qu’elle fait désormais Rodarte à New York ! ».

Honnêtement Laura et Kate, elle est quand même bonne, non ?

 

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