Prêt-à-porter, P-E 13

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Ce sont une nouvelle fois les tentes de Kensington Park qui nous offrait un tremplin pour notre bi-annuelle plongée dans le monde de Burberry. Alors que le premier rang accueillait une nouvelle fois tout ce que le Royaume compte de fiertés, d’Andy Murray au groupe One Direction, la toile noire posée sur l’immense barnum glissa petit à petit pour laisser la lumière éclairer le catwalk. Mais en réalité, c’est bien du podium qu’émanaient les plus forts des éclats. Le premier passage annonce plusieurs des fils conducteurs de cette livraison : une grande cape blanche montre que Christopher Bailey a décidé d’arrondir les lignes de ses silhouettes, quand un maillot de bain en taffetas plissé se fait l’éclaireur d’une collection basée sur la brillance. En effet, après une saison d’hiver qui…

Ce sont une nouvelle fois les tentes de Kensington Park qui nous offrait un tremplin pour notre bi-annuelle plongée dans le monde de Burberry. Alors que le premier rang accueillait une nouvelle fois tout ce que le Royaume compte de fiertés, d’Andy Murray au groupe One Direction, la toile noire posée sur l’immense barnum glissa petit à petit pour laisser la lumière éclairer le catwalk. Mais en réalité, c’est bien du podium qu’émanaient les plus forts des éclats. Le premier passage annonce plusieurs des fils conducteurs de cette livraison : une grande cape blanche montre que Christopher Bailey a décidé d’arrondir les lignes de ses silhouettes, quand un maillot de bain en taffetas plissé se fait l’éclaireur d’une collection basée sur la brillance. En effet, après une saison d’hiver qui se construisait autour de lourdes teintes automnales et forestières (a.k.a so english), celle de cette saison se veut d’un autre temps. Ce taffetas plissé, justement, servira à tailler des robes, blousons et manteaux dont le squelette s’inspire de détails lingerie. Puis des chemises ultra-fines, à l’allure de couverture de survie, font leur apparition pour laisser place, plus tard, à un blouson et un trench en cuir cloqué aux reflets métalliques. Ce sont quelques ensembles tournant autour de l’idée de color-block qui viendront argumenter la vision de la lumière de Christopher Bailey.

Le thème étant donné, le directeur créatif de la maison a ensuite fait ce qu’il maîtrise à la perfection : tenir les ficelles d’un studio pour chaque saison ré-inventer l’emblématique trench de la maison. Cette saison, il se mue en blouson cropped (déjà essayé l’hiver dernier, est-ce la bonne ?), s’orne de mini-capes, se taille dans de la dentelle ou des pétales perlées.

Emprunté à un célèbre footballeur anglais, l’expression “la fashion week de Londres est une semaine de mode de 5 jours où Burberry gagne à la fin” trouve ici tout son sens. Car c’est une réelle démonstration de force qu’a réalisé la maison britannique hier. Le final est est le parfait exemple. Dans un dégradé puissant, les mannequins, qui viennent saluer vêtus de trench métalliques, prennent alors l’allure d’une imposante et intimidante armée. “Ici, on est chez nous”. Le statement est désormais indéboulonnable : Burberry est une machine de guerre.

 

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