Mugler, P-E 13

Par Louis Bompard     Depuis qu'il a pris les rênes de la direction artistique de Mugler, il y a 3 ans, Nicola Formichetti a du mal à se détacher de son passé. Comment, en voyant ses trois collections pour la maison, ne pas penser à celle dont il a été le styliste depuis ses débuts, Lady Gaga ? Mais surtout, personal stylist plus que créateur, Formichetti continue de s'enivrer à grandes bouffées de l'air du temps, d'inspirations urbaines et de ce que propose les catwalks du mo

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Par Louis Bompard

 

 

Depuis qu’il a pris les rênes de la direction artistique de Mugler, il y a 3 ans, Nicola Formichetti a du mal à se détacher de son passé. Comment, en voyant ses trois collections pour la maison, ne pas penser à celle dont il a été le styliste depuis ses débuts, Lady Gaga ? Mais surtout, personal stylist plus que créateur, Formichetti continue de s’enivrer à grandes bouffées de l’air du temps, d’inspirations urbaines et de ce que propose les catwalks du moment. Il en extrait ce qu’il aime, livrant sur le podium un pêle-mêle un peu azimut de plusieurs idées, dans lequel les conviés au show se laissent généralement embarquer.

 

Cette saison, la collection, présentée devant Azelia Banks notamment, il a été la puiser dans un long périple autour de l’Équateur. On évoque la chaleur de Mexico City, l’humidité des jungles sud-asiatiques ou le savoir faire tanneur du Far West… Inspirations, checked. Sur le podium, cette livraison garde son éternelle rigidité de coléoptères. Taillées dans des cuirs vernis, les silhouettes architecturées luisent et donnent l’impression de tenir debout toutes seules. Même celles un peu plus souples semblent pouvoir trancher un doigt. Une des seules touches de douceur de ce show arrive finalement au moment du salut du styliste italien (accompagné encore une fois du designer des lignes femmes de Mugler, Sebastian Peigné), lorsqu’il présente en bandoulière, un des sacs de la nouvelle ligne de maroquinerie de la maison.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Nicola Formichetti sait parfaitement à qui il s’adresse en proposant cette collection. C’est déjà une bonne chose. Cependant, il ne faut pas oublier qu’une Lady Gaga ne se cache pas dans chaque femme…

 

 

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