Kenzo, P-E 13

Par Margault Antonini     Comme à l'accoutumée depuis maintenant deux saisons, on se demande, à l'aube de chaque défilé Kenzo, comment Humberto Leon et Carol Lim vont parvenir à donner un nouveau souffle à l'héritage de la maison. Mais surtout, comment vont-ils garder la place au soleil qu'ils occupent en ce moment ? Car les plus grandes rédactions et acheteurs leur accordent désormais, à eux et leurs créations casual deluxe, autant d'attention (pour ne pas dire de passion) q

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Par Margault Antonini

 

 

Comme à l’accoutumée depuis maintenant deux saisons, on se demande, à l’aube de chaque défilé Kenzo, comment Humberto Leon et Carol Lim vont parvenir à donner un nouveau souffle à l’héritage de la maison. Mais surtout, comment vont-ils garder la place au soleil qu’ils occupent en ce moment ? Car les plus grandes rédactions et acheteurs leur accordent désormais, à eux et leurs créations casual deluxe, autant d’attention (pour ne pas dire de passion) qu’aux maisons depuis longtemps au Panthéon du chic et du glamour parisien… Pour preuve, tous ont fait le déplacement jusqu’aux portes de Paris, un dimanche matin à dix heures…

 

Les deux fondateurs du concept-store Opening Ceremony nous avaient déjà convaincus avec leurs imprimés « filet de pêche » colorés et addictifs au printemps-été 2012, et avec leur dernière collection hivernale très énergique. Restait à savoir de quelle manière ces petits prodiges allaient parvenir à renouveler le vestiaire de la fille Kenzo…

 

C’est dans l’immense Institut du Judo, au sud de Paris, que nous étions invités à découvrir la collection printemps-été 2013 de la marque. Pour l’occasion, le dojo surdimensionné prenait des allures de salle de concert, avec des gradins du haut desquels, on l’imagine, certains invités ont eu du mal à distinguer les looks présentés par les mannequins. Ceci dit, ils n’ont sûrement rien manqué du thème du défilé, puisque des images de jungle numérisées étaient projetées sur un écran géant, face au catwalk, lui-même décoré d’imprimés tropicaux pour l’occasion. Car c’est un voyage en Thaïlande qui a inspiré le duo de créateurs : la pierre décorée d’un tigre qui accompagnait notre invitation représentait un souvenir de leur périple. Périple duquel ils ont retenu une silhouette loose et tout-terrain. Les pièces récurrentes de ce nouveau dress-code estival ? Des combinaisons larges, à porter avec des sandales ou rentrées dans des bottes, des imperméables longs et des perfectos ou vestes cropped bicolores. Le tout ponctué d’imprimés luxuriants (qu’il s’agisse d’un léopard revisité ultra-flashy ou de motifs jungle) et de couleurs vives ou plus neutres. Le défilé s’est ainsi ouvert sur des pièces aux tons allant du beige au kaki, comme pour rappeler ceux de la flore thaïlandaise. Également repéré, un nouveau pull tigre, brodé cette fois-ci, qui fera sûrement figure de must-have.

 

Toujours à la frontière du prêt-à-porter de luxe tel que Paris en présente depuis des lustres, le duo créatif fait décidément souffler un vent… pardon, un typhon vivifiant dans les mois de défilés.

 

 

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