Felipe Oliveira Baptista, P-E 13

Par Louis Bompard     C’est désormais depuis une autre dimension que Felipe Oliveira Baptista doit présenter ses défilés. En effet, depuis sa nomination à la tête de la direction artistique de Lacoste, les shows du créateur portugais sont devenus un des passages obligatoires des journées de mode de Paris. La salle comble du lycée Buffon en atteste bien. Mais qu’a donc livré Felipe à ces bancs désormais A-list ?   C’est une collection inspirée du hip-hop et d

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Par Louis Bompard

 

 

C’est désormais depuis une autre dimension que Felipe Oliveira Baptista doit présenter ses défilés. En effet, depuis sa nomination à la tête de la direction artistique de Lacoste, les shows du créateur portugais sont devenus un des passages obligatoires des journées de mode de Paris. La salle comble du lycée Buffon en atteste bien. Mais qu’a donc livré Felipe à ces bancs désormais A-list ?

 

C’est une collection inspirée du hip-hop et des débuts du graffiti qui était annoncé sur le communiqué de presse. Les premiers passages, des ensemble minimalistes et unis (allant du blanc au kaki, en passant par le marine) peuvent alors surprendre. Mais le créateur lusitanien expliquera backstage qu’il s’agit en fait de montrer une certaine idée de l’uniforme et de l’unité qu’impliquent ce courant musical né dans les conflits sociaux. Ce n’est qu’ensuite que le véritable fil rouge de cette livraison printemps-été 2013 commence, avec comme idée principale de découper les vêtements comme les graffeurs taillent les lettres qu’ils dessinent. Abruptes, nettes, tranchantes. Ici, un top long laissant apparaître un profil de hanche, là une robe une manche dont l’autre semble avoir été scalpée au cutter. Mais plus qu’un effet de coupe, c’est surtout sur le graphisme interne de ses robes et ensembles que Felipe a travaillé. Ainsi, il créé de nouveaux patchworks où les blocks unis ou imprimés (animaliers et camouflage) se superposent, s’imbriquent et se battent pour créer un kaléidoscope vivifiant.

 

Felipe Oliveira Baptista a donc imaginé une collection dont l’inspiration principale, car trop vue, peut faire peur, mais qu’il a réussi à détourner de son sens littéral pour n’en garder qu’un des aspects les plus esthétiques. Une belle démarche. Qui mérite un salut. Pardon, un Big up !

 

 

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