5 questions à la créatrice de Devernois

severine-brunDéjà dix ans que Séverine Brun insuffle dynamisme et sérénité à la marque créée par son grand-père, Claudius Devernois. À l’aube d’une année riche en promesses, la PDG et directrice de collection s’est confiée à L’Officiel.

Propos recueillis par Mathilde Berthier

 

Devernois fêtera en 2017 ses 90 ans d’histoire. Comment appréhendez-vous cet anniversaire ?

Nous allons fêter 90 années d’une belle aventure familiale et humaine, un anniversaire peu commun dans le monde de la mode.

Devernois, c’est aussi une histoire de famille… Comment vous appropriez-vous l’héritage laissé par votre grand-père ?

Nous sommes très fiers de faire perdurer ce savoir-faire dans lequel nous innovons chaque saison : la recherche des fils, la mise au point des mailles… Certains de nos jacquards utilisent jusqu’à 8 fils différents pour un même modèle. Tous nos fils proviennent des plus grandes filatures italiennes. Devernois promeut l’élégance à travers un produit de qualité aux mailles nobles et naturelles.

Comment décririez-vous le style Devernois ?

Nos clientes veulent porter des vêtements qui ont une âme. Elles savent qu’il y a derrière nos produits des équipes d’hommes et de femmes soucieux d’une qualité française irréprochable. Nos collections permettent de faire ses propres associations afin d’être toujours unique et d’avoir ce « je ne sais quoi de différent ». Quand je vois une femme en Devernois dans la rue, je trouve qu’elle force l’admiration par sa justesse et sa sensibilité à une certaine idée du luxe, un luxe qui ne se voit pas.

Vous possédez encore des ateliers dans le centre de la France. Êtes-vous consciente d’être l’un des derniers bastions du « made in France » ?

Nous avons cherché à renforcer cet ADN en lançant notre ligne « Claudius », bel hommage qui reprend le nom de mon grand-père. C’est une collection maille 100% made in France. La ligne « Maille de Luxe », vendue dans notre réseau de boutiques, se distingue par sa maille pensée, créée, fabriquée et tricotée « chez nous ».

Comment voyez-vous les 90 années à venir ?

J’imagine les 90 années à venir avec des femmes ne rêvant que de maille.

www.devernois.com