Le bilan du week-end: Céline, Haider Ackermann, Kenzo, Givenchy…

Le week-end de cette semaine de défilés parisiens ne fut pas de tout repos, sentimentalement parlant surtout. Haider Ackermann, Phoebe Philo chez Céline, Clare Waight Keller pour Chloé ou encore Riccardo Tisci à la tête de Givenchy ont livré des collections aux allants émotionnels puissants. Voici le résumé de ce week-end de mode palpitant.

 

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À la une: Céline, l’adorable mariage

 

Ready to wear fall winter 2013 Celine Paris March 2013

 

Pour un chanteur, on appellerait ça « l’album de la maturité ». Lorsqu’il s’agit du travail d’un créateur de mode, on peut évoquer la perfection trouvée.

Depuis son arrivée chez Céline, Phoebe Philo n’a jamais livré une collection qui ne reçut pas une tornade de louanges. Tout ce qui sort de l’imaginaire de la créatrice anglaise, une silhouette, une accessoire ou une idée, est adoré, et cela non sans raison. Tout simplement parce que cette femme Céline, dessinée par Philo, correspond en tout point à ceux que les femmes veulent devenir.

Cependant, la collection présentée au mois de septembre dernier sema un léger trouble. Alors que la maison fut la fusée déclencheur du ras-de-marée des silhouettes épurées, sharp, voire rigides, qui inonde aujourd’hui catwalks et donc portants de concept stores, la livraison pour cet été sonna comme un immense virage. Allures pyjama, références street et loose et les célèbres sandales plates en vison venaient se faire le haut-parleur d’une envie – pour ne pas dire besoin – de confort et de douceur. Bien sûr, cette collection fut applaudie comme elle le méritait. Mais si la femme Céline ne sait plus vraiment qui elle est, comment ses nombreuses addicts peuvent-elles savoir à qui elles veulent ressembler ?!

C’est ainsi que la collection pour l’automne-hiver, présentée hier, vint soulager leur conscience.

 

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Elle est la quintessence même de l’univers de Phoebe Philo, puisqu’elle associe ses deux plus fortes signatures récentes, la structure et le confort. L’allure de sa muse ne bouge pas, elle reste diaboliquement maîtrisée et ne laisse rien au hasard. Pièce phare de cette collection, une jupe droite, qui devient corolle juste au dessous du genou, dessine à elle seule la dégaine. Les néo-t-shirts cropped, les boots seconde peau, les cols montants et les manteaux en ogive très années 50 appuient l’effet. Enfin, des pardessus et jupes aux lignes sèches se taillent dans une toile Barbès en soie et polyester, renforçant ainsi la volonté graphique de l’allure.

Mais Phoebe Philo a donc également prolongé les envies de douceur qu’elle semblait ressentir en septembre. Dans les matériaux, bien sur, qui font la part belle aux laines bouclée ou duveteuse, comme sur ces trenchs marine ou gazon. Mais également lorsque les modèles serrent contre elles comme une bouillotte la pochette de la maison, retravaillée ici en maille.

 

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Ce si désirable mariage d’opposés trouve toute sa force sur deux robes et un manteau que des manches en trompe-l’œil viennent ceinturer. Arnachés dirons certains, enlacées affirmeront d’autres. En tout cas, tous vont adorer. L.B

 

 

Retrouvez l’intégralité du défilé Céline 

 

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