Fashion Découverte : Tonya Hawkes

Repérées aux abords des défilés sur des rédactrices new-yorkaises bien averties, puis en toute discrétion sur les séries mode de la saison, les minaudières de Tonya Hawkes ne devraient pas tarder à séduire les parisiennes… Et nous les premières !

 

Par

 

Vous avez dirigé le département accessoires de DKNY pendant un certain temps, qu’avez vous appris durant toutes ces années qui vous sert encore aujourd’hui ?  

 

Quand je suis arrivée chez DKNY, c’était mon premier job à New York donc j’avais énormément à donner, j’étais pleine d’idées novatrices.  J’admire tellement cette créatrice, avec laquelle j’avais un excellent contact, aussi bien professionnel que personnel. Donna m’a accordé une grande confiance et une totale liberté. Grâce à cette expérience, j’ai appris ce qu’était l’efficacité et l’organisation, car, à 25 ans, je dirigeais déjà une équipe de 90 employés. Puis chez Furla, la passion pour la nouveauté et le challenge perpétuel m’ont également donné beaucoup d’assurance.

 

Comment avez-vous décidé de lancer votre propre ligne ?

Finalement, après des années de travail intense, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas de bon ou mauvais moment pour démarrer un business. Après avoir quitté DKNY, J’ai d’abord dessiné et fait construire ma propre maison, créé ma boite de consulting qui a plutôt bien marché, j’ai eu un enfant, et puis fait enfin de mon rêve une réalité en lançant ma marque éponyme. Si j’ai un conseil à donner : never give up !

 

Pourquoi avoir choisi de vous focaliser que sur le sac ? 

Mon rêve va plus loin que les sacs, mais je pense que c’est un bon début. C’est d’ailleurs ce qu’ont fait la plupart des grandes maisons : Louis Vuitton, Prada, Hermès, Gucci… Ils ont commencé par un sac à l’identité très forte, pour ensuite mieux lancer leur prêt-à-porter. Alors moi j’ai sorti mon « truck bag », un mélange de toutes mes idées,  et j’espère suivre le même chemin…

 

 

Quelles sont vos influences ? 

Ma mère a été mannequin pendant 15 ans, ce qui explique en grande partie mon attrait pour la mode. On regardait ensemble tous les samedis les reportages d’Elsa Klensch dans les années 80, et je suis tombée amoureuse de la mode. Petite fille, je me suis toujours servie de mes mains pour coudre ou fabriquer des bijoux. Je suis alors passée par une école de stylisme où je me suis passionnée pour les costumes et bijoux des années 50 et le vintage en général. Et puis j’ai grandi à la campagne, j’avais un poney et était entourée de superbes accessoires équestres en cuir dont je m’inspire encore aujourd’hui.

 

Qu’avez-vous prévu pour l’été 2013 ?

Ma nouvelle collection reprend les codes de Tonya Hawkes, qui évoluent toujours plus au fil des saisons. Ma recette pour le sac Trunk cett été est la peau d’animal comme le serpent, et puis des coquillages, le tout dans des lignes graphiques d’inspiration fifties et avec des détails métalliques. J’ai mixé les beaux cuirs avec des imprimés vintage trouvés au Danemark ou inspirées des peintures d’American Enid Collins.

 

 

www.tonyahawkes.com

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