La jupe midi, amie ou ennemie ?

La jupe étant considérée comme un basique que toute femme se doit de posséder dans son dressing, la question de sa longueur revient toujours sur le tapis. Si l’on maîtrise déjà l’art de la jupe longue aussi bien que la mini jupe, ce n’est pas le cas pour la méconnue jupe midi. Et bien qu’elle se fasse discrète sur les podiums automne-hiver 2012/13, autant s’intéresser à elle dès maintenant puisque l’été 2013 ne va pas nous laisser le choix…

 

(Ci-Contre : défilé Dior automne-hiver 2012/13)

 

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Le problème majeur de la jupe midi reste encore sa réputation. En effet elle affiche un certain nombre de connotations à son compteur, celle de bourgeoise façon Mad Men arrivant en tête. On ne pourra pas nier que cette longueur, à savoir au dessous du genou, soit un signe archi retro, mais aujourd’hui nous avons tout à notre portée pour « décoincer » cette pièce risquée et lui enlever son côté désuet. Le secret étant de toujours la sortir de son contexte, et de toute évidence, de ne pas l’associer à des accessoires stricts.

 

Le bon compromis, c’est de dévoiler d’autres parties du corps en échange des genoux. Exemple chez Sonia Rykiel, où l’on nous propose une version en laine : le chemisier transparent efface tout de suite l’idée de rigueur que la jupe midi aurait pu apporter. Même procédé chez Roland Mouret, où le créateur a quant à lui choisi de dénuder les épaules face à une longueur de jupe qu’il maîtrise à la perfection. Sur le podium Saint Laurent, c’est la jupe même qui joue sur la nudité. Et bien que portée ceinturée sur un top strict, la silhouette n’a rien d’une bourgeoise et gagne même en sophistication.

 

Défilés Saint Laurent, Roland Mouret et Sonia Rykiel, automne-hiver 2012/13.

 

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