En tête-à-tête avec Penelope Cruz pour le calendrier Campari

Penelope Cruz et la mode, c’est une véritable histoire d’amour. Et pas seulement sur les tapis rouges d’Hollywood où elle a reçu un Oscar en 2008 pour son rôle dans ‘Vicky, Christina, Barcelona’. Première actrice espagnole dotée d’une telle récompense, elle ne se contente pas d’être une sublime créature socialement impliquée dans son temps. À 38 ans, l’épouse de Javier Bardem est depuis un an et demi maman d’un petit Leonardo. Côté mode, elle est devenue récemment l’égérie de la marque de luxe espagnole Loewe –pour les 3 prochaines années. Elle est également styliste, avec sa sœur Monica, pour Agent Provocateur. Ses collections signées ‘L’Agent’ seront même vendues dès le mois d’Août 2013 dans les grands magasins du monde entier !

 

Penelope Cruz par Mert Alas & Marcus Pigott / Art Partner.

 

Dans les sublimes images livrées par Campari pour la 14e édition de son calendrier, elle joue les héroïnes mystiques aux prises avec les superstitions. Miroirs brisés, échelles, chats noirs, fers à chevaux, tous les symboles de nos peurs enfouies sont illustrés ici. C’est cependant sans peur que nous l’avons rencontré à Londres en septembre dernier pour un quart d’heure d’échange autour de la mode.

 

L’Officiel : Comment c’est passé le shooting pour ce calendrier Campari ?

Penelope Cruz : C’était comme faire un petit film, avec un photographe que j’adore, Kristian Schuller et toute l’équipe. Je n’avais jamais travaillé avec lui avant, mais j’aime son travail. Et j’adore la photo en général. Il est comme un Avedon moderne, avec des mouvements de caméra, c’est très romantique et élégant. ça a duré une semaine, afin de réaliser 12 photos pour illustrer les 12 mois de l’année, plus la couverture. J’aime bien le concept aussi, car il y a une petite histoire pour chaque image, ce qui les rend très vivantes. L’idée était de se moquer des superstitions. Il y a trop de peurs dans le monde, il faut donc essayer de dire adieu à la peur. C’est aussi pour ça que j’ai aimé ce concept car plus jeune, j’étais très superstitieuse. C’était fatiguant. A un moment j’ai refusé tout ça.

 

Une sublime créature qui n’a pas peur du chiffre 13 !

 

L’O. : Qui était la styliste photo sur ce shooting ?

P. C. : C’était Cristina Ehrlich. Je travaille avec elle la plupart du temps. Elle est vraiment très bien.

L’O. : Mais vous avez également eût une expérience personnelle de créatrice de mode avec Mango par le passé, non ?

P. C. : Oui, avec la marque espagnole Mango, mais aussi au Japon avec une autre marque durant 5 ans et en Suisse durant deux ans. Toujours avec ma sœur, Monica. Nous formons une bonne équipe de design. Et nous venons de signer pour cinq ans un nouveau contrat avec une marque anglaise (Agent Provocateur). C’est une collection qui sera vendue dans le monde entier. Je suis très excitée car c’est un projet à long terme. Et on pourra trouver nos créations partout !

L’O : Dessiner des vêtements, c’est donc quelque chose qui vous amuse toujours ?

P. C. : Oui, on adore ! Nous faisons ça avec Monica depuis que nous sommes toutes petites. Et on apprend toujours. A l’époque, on se cachait dans la salle de bain avec plein de magazines, des crayons et du papier et on faisait des tas de dessins. Tout ce qu’on aimait, tout ce qu’on aurait voulu acheter, mais en s’amusant avec la mode. Maintenant, nous avons l’opportunité de continuer à faire ça de façon professionnelle, c’est génial.

L’O. : Quelles sont vos marques préférées actuellement ?

P.C. : J’ai toujours aimé ce que fait Karl Lagerfeld. Mais j’aime aussi Dolce & Gabanna, Oscar de la Renta et Roland Mouret. Il est très bon. J’aime Alaïa bien sur. Nous l’avons d’ailleurs sélectionné pour le calendrier Campari.

 

En novembre Penelope Cruz se met au fer à cheval pour Campari.

 

L’O. : Avez-vous décidé du choix de vos tenues pour ces photos ?

P. C. : J’ai choisi les vêtements avec Campari, le photographe et avec Kristina, la styliste. Comme ça, c’est un échange. Ce ne sont pas seulement des robes que j’aime, mais celles qui nous ont aidé dans la réalisation de chaque image.

L’O. : Vous avez participé à quelques films ou les costumes étaient créés par des designers de mode. Avez-vous ressenti une différence comparé aux costumiers professionnels de cinéma ?

P. C. : Oui, par exemple dans ‘Broken Embrasses’ (Etreintes Brisées, 2009) nous avions beaucoup de pièces d’archives de Chanel. J’ai cru m’évanouir tellement ces tenues étaient exceptionnelles. Les chapeaux particulièrement. J’adore les chapeaux, mais on ne me laisse jamais en porter dans les films… Parfois je me sent vraiment chanceuse de pouvoir porter ces vêtements que je voyais dans les magazines lorsque j’étais petite ! Dans le film de Ridley Scott auquel je viens de participer, ‘The Counselor’, Giorgio Armani réalise mes costumes. J’aime aussi Armani car c’est un homme incroyable et tellement généreux.

L’O. : Conservez-vous certain des costumes que vous avez porté sur vos films ?

P.C. : Parfois oui. C’est rare, mais j’ai gardé par exemple une des robes de ‘Jamon Jamon’. Ce n’était qu’une robe à 10 dollars environ, mais si parfaite pour la scène sur la moto avec Javier (Bardem). Je ne l’ai jamais reporté car je l’ai mise de côté et j’ai besoin de la retrouver. Je ne me souviens plus où elle est… Et puis une autre aussi qui était orange. Je les garderais toujours, comme des souvenirs.

L’O. : Lisez-vous des magazines de mode ?

P. C. : Oui beaucoup. Je ne lis pas les magazines people ou de gossip, mais la mode oui.

L’O. : Lesquels ? Et qu’est-ce qu’ils vous apportent ?

P. C. : Je lis L’Officiel par exemple, car je trouve qu’il est vraiment bon. Les reportages, aussi bien que les photos. Je ne regarde pas vraiment les magazines pour les tendances, mais pour les bonnes pièces. Parfois, je tombe vraiment amoureuse d’un modèle et j’essaye de le trouver. C’est rare, car je n’essaye pas d’acheter tout ce que je vois, mais les pièces exceptionnelles, oui.

 

En Mars, Penelope Cruz ouvre même des parapluies dans sa maison !

 

L’O. : Et que faites-vous pour respirer en dehors du travail ?

P. C. : J’ai le chance de faire un métier qui ne m’occupe pas en permanence. C’est très intense sur les tournages, mais ça me laisse du temps à moi. Je suis maman maintenant, mon fils est donc devenue ma priorité. La maternité offre le meilleurs de ce que l’on peut expérimenter dans la vie. C’est la plus belle chose au monde.

L’O. : Dernière question pour la route (si j’ose dire) : buvez-vous du Campari ?

P. C. : Je bois très peu car au bout de deux gorgées, j’ai l’impression d’être un peu ivre. Même une seule gorgée, je sens l’alcool monter… Mais j’aime le goût légèrement amer du Campari. Lorsque j’était petite, j’adorais le Bitter Kas qui était très similaire, mais sans alcool bien sur. Donc, si je devais boire, ce serait quelque chose de léger comme le Campari. Ou alors de la bière.

Propos recueillis par :

 

Le calendrier Campari est diffusé auprès des amis de la marque, à seulement 9 999 exemplaires. www.campari.com

 

 


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