Fashion Découverte : Honorine Jewels

Honorine Jewels Parisienne d’origine, Fanny Boucher s’exile rapidement en Inde et fonde Honorine Jewels il y a trois ans. Les pierres de couleur sur or jaune, sa signature, séduisent rapidement les adeptes de bijoux, qui se pressent chez White Bird pour admirer de plus près. Rencontre, par ordinateurs interposés.

 

Par

 

 

Dans quel coin du monde peut-on vous trouver ? 

J’habite à Bombay, mais mes ateliers sont à Jaipur, et je passe trois mois par an en Europe… Alors bon courage !

 

Quelle est votre marque de fabrique ?

Je fais surtout des bijoux en or jeune et pierres fines.  Les pièces ne sont pas données, il faut bien le dire, mais l’avantage des bijoux en or, c’est qu’ils sont éternels : le temps les rend plus beaux, et ensuite vous pouvez les donner à vos enfants et petit-enfants. Et ça, ça n’a pas de prix.
Comment avez-vous décidé de vous lancer dans la joaillerie ?

J’ai d’abord fait Hypokhâgne et Khâgne, puis j’ai tout plaqué pour m’installer en Inde. J’ai travaillé pendant trois ans dans des ateliers de joaillerie à Jaipur pour enfin me lancer en solo. J’ai commencé par faire des commandes pour des copines, puis les choses se sont enchaînées, des boutiques m’ont passé commande et j’ai fini par monter ma structure.

 

Pourquoi avoir choisi ce nom ?

D’abord, je ne voulais pas utiliser mon nom. On a entendu tellement d’histoires horribles sur des créateurs qui perdent le droit d’utiliser leur nom, comme Inès de La Fressange, qui faisait des choses pourtant magnifiques ! Vous vous souvenez ? Du coup je cherchais un prénom rétro, et puis avec un « R » dedans, comme ça c’est charmant dans la bouche des Anglais qui disent « Honowiiinn ».

 

Honorine Jewels

 

Quelle est la toute première pièce que vous avez créé ?

Une bague incroyable qui s’appelait « Stella », une gigantesque calcédoine bleue sertie d’un diamant polki. Pas pour les timides ! D’ailleurs toutes les femmes qui me l’ont commandée avaient énormément de caractère.

 

Vos bijoux sont-ils un reflet de l’Inde où vous vivez ?

Par les couleurs oui, et grâce à certaines pierres comme les diamants polki, qui ne sont travaillées qu’en Inde. Et puis, tout est fait à la main ici, du coup l’or qui sort des ateliers indiens a un côté très légèrement imparfait qui fait tout son charme : on y voit la main de l’artisan.

 

Pouvez-vous me parler de votre dernière collection ?

J’ai déménagé à Bombay l’année dernière, et je suis tombée sous le charme de ce New York indien. J’habite au Sud de la ville, dans les vieux quartiers au bord de la mer. Il y a plein d’immeubles Art Deco un peu décatis, de grandes rues ombragées, et ça m’a donné envie de faire une collection aux lignes pures et architecturales. Ça fait longtemps que je suis fascinée par les personnages de femmes du début du XXème, comme la Marchesa Casati, avec ses cheveux roux et ses léopards en laisse. Ce sont des femmes que j’imagine porter des bijoux forts, structurés, et c’est ça que j’ai voulu créer.

 

 

 www.honorinejewels.com

En exclusivité chez White Bird, 38 Rue du Mont Thabor, Paris 1ier.

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