Backstage : tendance jungle urbaine chez Castelbajac

Rendez-vous, il y a quelques semaines, à L’Oratoire du Louvre deux heures avant le défilé printemps-été 2013 de Jean-Charles de Castelbajac où je suis conviée par Shu Uemura qui, à nouveau, gère l’identité maquillage pour le show.

 

  

 

Le thème : Esmeraldorado. « La jungle urbaine qui donne une nouvelle force » me confie Ludovic Engrand, expert maquillage de Shu Uemura. « Un jeu de mots et une question : comment retranscrire la beauté de la « bombe latine » ? La majorité des filles étant blondes aux yeux bleus, il était intéressant de jouer sur les contrastes. A l’image de la mode qui mêle imprimés de jungle et formes géométriques… »

 

 

 

Je retrouve Kakuyasu Uchiide, le directeur artistique Shu Uemura, que j’avais déjà rencontré la saison précédente, toujours très concentré, qui m’explique : « En regardant la collection, c’est le look 21, la robe avec les buildings, qui a tout déterminé, même si tous les modèles mêlent nature et urbain. Le make-up devait mixer futur et réalité. Il fallait donc exprimer le côté futuristique tout en gardant l’être humain. Alors, le glow est naturel, réalisé avec Tsuya Skin (ce sérum générateur éclat de jeunesse qu’il nous avait présenté en avant-première au printemps dernier) et le teint illuminé avec le fond de teint hydratant lumineux Face Architect. Sur les joues, du blush « Amber » pour le côté frais et pour donner ce léger effet sunkissed à la peau. Sur les yeux, une mixture de pigments gris mélangés à de la base. Du mascara Ultimate Natural noir, mais pas trop, juste pour le naturellement défini, car le heavy mascara c’est fini ! Et, pour finir, sur la bouche, le Rouge Unlimited « WH 001 », pour le feeling glacé… ».

 

 

 

Comme à son habitude, Uchiide me montre en exclu des éléments de la nouvelle collection printemps-été 2013 de Shu Uemura qui s’intitule « Blossom Dream » : des palettes aux coloris ludiques et pastel, et des faux-cils avec de la plume de cygne multicolore, probablement sublimes pour des shootings !

 

 

 

Passons aux cheveux. Le hairstylist Yusuke Taniguchi décrit le brief en trois mots : « Simple, sexy, féminin ». Après application du Super Thick Volumizer de Kiehl’s sur des cheveux brushés auparavant, ils sont ensuite lissés au fer. Le détail ultime : la petite mèche qui descend le long de l’oreille « pour le mouvement ».

 

 

 

 

Julia et Lia prennent la pose.

 

 

 

Ce que ça mange un mannequin…

 

Et quand Jean-Charles de Castelbajac fait son entrée dans la cabine beauté pour quelques instants, on l’écoute attentivement livrer ses impressions sur l’influence du défilé : « Surnaturalité de la nature et force de l’architecture. J’ai eu envie d’utiliser de la matière argent sur l’œil, pas un argent glacial, ni trop futuristique, juste féminin. J’ai toujours eu une addiction pour les Parisiennes, celle qui a la mèche qui dépasse, qui n’est pas parfaite. Et dans la beauté, j’aime les accidents… ».

 

Un coup d’œil aux répétitions du show qui ont lieu en bas… Vue sublime !

Sur un air d’orgue et le mix electro du DJ allemand Superpitcher, le show commence. Inspiration Brésil, donc, où le nonchalant exotisme côtoie la rigueur de l’architecture sur des robes de soie aux motifs buildings, aux palmiers imprimés, à la végétation luxuriante et colorée…

 

 

Retour en backstage, on croise l’ultra-talentueux réalisateur/musicien/producteur Woodkid, auteur de la bande-son du défilé automne-hiver au printemps dernier (ça fait toujours bizarre de dire ça !), et Superpitcher, qui a donc façonné celui de cette saison (enfin, la prochaine, quoi…)…

   

… Mareva Galanter, toujours sublime, et en Castelbajac automne-hiver 2012…

Louis-Marie de Castelbajac, toujours sympathique, en Weston/JCDC…

 

Alexandra, la délicieuse RP de la marque, dans une robe de la collection JCDC été 2013…

Le fameux ange que Jean-Charles de castelbajac aime à poser à la craie sur les murs de Paris…

 

A la demande de L’Officiel, Jean-Charles de Castelbajac dessine en un coup de crayon un petit personnage qui résume à lui seul toute l’influence de ce défilé… Une interview à voir aussi ici à 3,13 mn.

 

format 300/*

sur le même thème

découvrez