Publié le 29.10.2012
Actrice, mère et canon de beauté, Laetitia Casta puise dans ses racines italiennes pour incarner la sensuelle égérie du nouveau parfum Dolce & Gabbana pour Femme. Tête-à-tête à cœur ouvert.
Par Judith Ritchie

Paris, 9 heures du mat’. Un café dans les bureaux du manager de Laetitia Casta qui rentre à peine de New York. “J’y étais pour une campagne mais je n’ai pas le droit d’en parler, j’étais au Bowery Hôtel”, dit-elle. Sa taille de guêpe moulée dans sa combi-pantalon en jean, un pull à rayures, des talons Ralph Lauren (son seul achat à Manhattan, le reste Žtait pour ses trois enfants), un peu de mascara, de gras sur les yeux (un hydratant)… Même en jet lag, elle irradie de beauté. Si vous lui dites qu’elle incarne la sensualité absolue, c’est que vous n’avez pas tout vu.
“J’ai fait plein de films dénués de sensualité. J’aime la générosité de la sensualité, mais j’apprécie aussi l’obsession de la rigueur. L’être humain est complexe et il ne faut pas le limiter à une seule chose.” Rien que cette année, l’actrice, nominée aux César pour son rôle de Brigitte Bardot dans le film Gainsbourg (vie heroïque), de Joann Sfar, est à l’affiche dans quatre productions. Une comédie d’Yvan Attal intitulée Une œuvre d’art, deux comédies dramatiques, Les Adorés d’Hélène Fillières et The Island de Kamen Kalev (sélectionné en 2011 au Festival de Cannes), et Arbitrage, un thriller de Nicholas Jarecki où elle apparaît aux côtés de Susan Sarandon et Richard Gere. “Je joue le rôle d’une jeune galeriste française, amante d’un homme très riche, prisonnier de sa propre vie. J’aime cette scène d’engueulade où je lui dis tout ce que je ressens”, confie-telle. Cette année, elle a aussi été élevée au rang de chevalier de l’Ordre des arts et des lettres par le ministre de la Culture, pour récompenser sa contribution au rayonnement des arts dans le monde. “Sa beauté rayonnante a conquis le coeur des Français”, a souligné Frédéric Mitterrand. Celui des Italiens aussi…
Domenico et Stefano
“Je les ai rencontrés il y a longtemps, je devais avoir 16 ans, je faisais leur défilé, j’en ai gardé un beau souvenir parce qu’ils ont un rapport à la femme très sain. Ils aiment les femmes qui ont du caractère, des formes, les ‘vraies femmes’. C’est rare. On a parfois l’impression que les couturiers n’aiment pas les femmes. Que rien ne doit dépasser. Je pense que notre rencontre était évidente.”
Noah Mills
“Ce n’était pas pratique car on lui avait mis plein d’huile sur le corps, je ne pouvais pas trop me coller. On voyait le photographe, Mario Testino, s’enflammer ! Moi, je le regardais comme un beau coucher de soleil… Je me suis bouché les narines pour ne pas sentir l’odeur de sa peau au soleil. Les hormones parlent encore à mon âge ! Quand on était tous les deux dans la voiture, je me tournais vers lui en disant ‘Partons loin !’”
La Sicile
“Ma grand-mère était italienne. Ce sont mes origines, j’y suis chez moi. J’aime la manière de parler, de s’exprimer. La chaleur des gens. Une expression que j’aime bien est basta !”
La beauté
“Elle est incontrôlable. C’est quelque chose qui passe, qui vient quand on est amoureuse par exemple, c’est un peu naïf ce que je vous dis mais pour moi la beauté est un état, en aucun cas quelque chose de figé. Des femmes à la belle plastique j’en ai vu, mais la méchanceté se voit aussi sur la figure. C’est le reflet de l’âme. Ce genre de beauté est un cliché auquel on s’accroche, mais il existe quelque chose de beaucoup plus magique.”
La sensualité
“Là encore, il n’y a pas de recette. Parfois j’aime certaines parties de mon corps, d’autres fois je les déteste. La sensualité, ça nous échappe, c’est être dans les bras d’un homme, mettre une robe et se sentir féminine, s’acheter un nouveau sac à main qui nous plaît.”

La silhouette
“Je fais du sport, surtout pour l’esprit, ça me fait du bien. Et puis, avec mes enfants, je suis toujours en train de courir ! Mais j’aime aussi bien manger et manger de tout. Je suis contre les régimes, c’est la pire des choses, si vous faites un régime, vous prenez quinze kilos derrière. Le secret, c’est le sport, bien manger et se faire plaisir.”
Le désir
“Je crois qu’être en phase avec soi-même, c’est écouter son intérieur et aller vers ses désirs. Dans mon parcours, la vie a toujours pris le dessus. Mon meilleur souvenir est sans aucun doute lié à mes débuts. J’aimais l’émotion ressentie à ce moment-là ; je n’étais pas sûre de savoir où cela me mènerait, mais je savais que ma vie ne serait plus jamais la même.”
Son père
“J’adore les parfums d’hommes. L’odeur de la mousse à raser par exemple. Je trouve ça très sensuel, ça me rappelle quand j’étais petite et que mon père venait m’embrasser avant d’aller travailler. J’adorais cette odeur du matin, de la barbe fraîchement coupée. Quand on est petit, il y a des choses avec lesquelles on se construit et qu’on recherche toujours par la suite.”
Sa mère
“Ma mère a toujours aimé porter du parfum. Sa table de toilette était recouverte d’anciens flacons de parfum magnifiquement ornés. Leur beauté me fascinait. Son premier parfum était une eau de chèvrefeuille, je ne me souviens plus du nom du créateur, cette odeur évoque pour moi la maternité, la femme.”
Ses enfants
“Je passe ma vie à les renifler. C’est très animal comme rapport. C’est une odeur inexplicable. D’abord je trouve que mes enfants sentent toujours bon. J’adore le départ des cheveux, sur le front, dans le cou, leur peau… Chacun a sa personnalité et son odeur.”
Elle
“Je ne vais nulle part sans un soupçon de parfum dans le cou et sur les poignets. Cela me semble aussi indispensable que de porter du rouge à lèvres en quittant la maison. Dolce & Gabbana pour Femme est à la fois provocant, élégant et féminin. L’association de la framboise et de la vanille le rend très addictif.”



