Publié le 15.10.2012
Aux Pays-Bas, il n’est plus d’usage de présenter Alexia van Engelen, la créatrice de Sage & Ivy, qui a déjà conquis les hollandaises les plus pointues. En France, en revanche, son nom ne nous dit rien. Du moins, pour l’instant : d’après nos prévisions, notre coup de cœur absolu du Tranoï ne devrait pas tarder à entrer dans le vocabulaire mode français. En attendant, on peut toujours se jeter sur son e-shop…
Par Karen Rouach
Qui êtes-vous ?
Alexia van Engelen, créatrice de mode de 30 ans basée aux Pays-Bas. En créant Sage & Ivy il y a deux ans, j’ai réalisé mon rêve d’enfant.
Par où avez-vous commencé ?
Bizarrement, par un diplôme en commerce international. Puis j’ai finalement suivi mon cœur et suis partie à Milan pour étudier à L’instituto Marangoni. Après avoir travaillé dans différentes maisons, j’ai ressenti le besoin de lancer mon propre label.
Qu’avez-vous prévu pour le printemps-été 2013 ?
La collection m’est venue de manière assez intuitive. Elle combine le côté folklorique d’un mariage Ukrainien avec un esprit futuriste mais romantique à la fois. Elle représente un rêve hypnotique, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je l’ai appelée « rêve ». Les matières sont assez expérimentales, j’ai mélangé du PVC avec de la dentelle, de la broderie anglaise et des imprimés flous.
Vous inspirez-vous des créateurs actuels pour élaborer vos collections ?
Plutôt de ceux du passé. J’admire Coco Chanel, son courage et tout ce qu’elle a accompli. Elle n’avait peur de rien et savait exactement ce qu’elle voulait. Elle a tellement marqué le monde de la mode ! Et puis il y a Alexander McQueen, qui reste toujours dans un coin de ma tête… Sinon, je reste attentive au travail de Miucca Prada et Raf Simons, qui ont le don pour créer un monde à chaque collection et vous emporter avec eux dans ce monde.
Quelle est pour vous la meilleure manière de commencer une nouvelle collection ?
Marcher dans la rue : il y a toujours quelque chose de nouveau, d’inspirant. La nature, les humains et leur beauté, évidente ou non, apportent énormément d’idées. Il suffit juste d’ouvrir l’œil.

