Publié le 01.08.2012
Les vacances d’été, ça y est, on y est. La valise est bouclée, le « out of office » bien installé, l’Hawaïan Tropic achetée pendant la dernière pause déjeuner et les Ray-Ban vissées à vos oreilles comme si elles ne vous avaient finalement jamais quittée.
Bien décidée à déconnecter, vous ne pouvez raccrocher votre smartphone sans penser au devenir de votre profil Facebook…
Par Florence Best
Trois profils bien distincts se jouent alors des coudes au sein de votre social cerveau, à moitié parti, à moitié encore ici.
La Parano :

Celle qui ne peut s’empêcher de penser « grand banditisme » et préférera clôturer son profil temporairement de peur d’informer sciemment de potentiels cambrioleurs de son absence. Considérée parfois comme hasbeen, fatalement en dehors du coup (et généralement appartenant à ce que l’on appelle la génération X), on retiendra tout de même quelques-unes de ses bonnes pratiques Facebookement correctes, comme sa ligne de conduite concernant sa photo de profil.
Seule image totalement publique, visible par toutes et tous (même en dehors du réseau Facebook et même par votre pire ennemie), on ne s’affichera plus en « itsi-bitsi-tout-petit-petit-
La Partageuse :

Celle qui ne peut tirer un trait ou mettre totalement de côté sa communauté, et partagera ainsi quelques essentiels de vacances lorsqu’un free wifi le lui permettra : du « check-in » d’aéroport ou d’hôtel, en passant par son premier Mojito Fraise et sa pédicure flambant neuve.
A noter que la partageuse partage en toute circonstance, glam’ or not, à Rambouillet comme depuis l’île de beauté, loin d’elle l’idée d’enjoliver la réalité ou de travestir son dernier 2 pièces pailleté.
La Prétentieuse :

Celle qui ne déconnecte jamais, et ne perdra surtout pas de vue le potentiel « vitrine » de son profil, quitte à en rajouter des caisses de sable pour générer plus de like et de comments de la part de ses (tout sauf) friends en pagaille.
Elle montrera tout, absolument tout, mais rien que le meilleur par peur d’altérer son image de poupée sociale : transat VIP, terrasse 5 étoiles, plagiste aux faux airs de Javier Bardem, it-girl en goguette shootée de près pour croire à leur potentiel friendship… Rien ne vous sera épargné, votre news feed dégoulinera de faux semblants (quitte à alimenter la jalousie initialement recherchée), sauf si vous décidez de l’unfollower.
