Session Officieuse : Singtank se glisse
dans la peau de Jarvis Cocker

Le duo formé par Joséphine de la Baume et son frère Alexandre pratique une pop aux influences diverses et aux mélodies soignées qui égayent tout particulièrement notre été. Avant la sortie de « Superstar », leur troisième single à venir, on coince Singtank entre deux festivals pour une session des plus bucoliques au Parc Monceau. Bienvenue dans leur laboratoire musical !

 

Par

 

 

Singtank vs Pulp, ou quand Joséphine et Alexandre remettent au goût du jour la brit’pop de Jarvis Cocker !

 

 

 

 

Singtank, c’est une affaire de famille, un frère et sa sœur, qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ensemble ?

Joséphine : On a toujours joué de la musique à la maison, du piano quand on était petits, et Alexandre, de la guitare aussi. C’était une manière de passer du temps ensemble en fait, parce que je n’aimais pas particulièrement les jeux vidéo (rires) !

Alexandre : Comme elle n’a pas réussi à participer à ce goût-là de ma vie, on se retrouvait plus sur la musique.

Joséphine : Et puis, quand on n’habitait pas dans les mêmes villes, on s’envoyait des trucs par mails, et quand on s’est retrouvés à Paris, on a un peu avancé dans les démos.

 

 

Et à quel moment avez-vous décidé ce groupe ça allait être sérieux ?

Alexandre : Il y a cinq ans. On a vraiment commencé à faire des démos abouties, à construire des chansons. En fait, c’est au moment où on s’est vraiment demandé ce qu’on allait faire de notre vie que la musique s’est imposée, qu’on a réalisé que c’était le truc qu’on faisait ensemble, et avec le plus de plaisir, et du coup…

Joséphine : …Le loisir pouvait devenir professionnel, donc c’était super. On a envoyé ça à plusieurs personnes et c’est tombé chez Nellee Hooper qui a eu une réaction hyper-positive, et qui nous a proposés, du coup, de le rejoindre dans son studio pour enregistrer des démos… Au départ, il nous a prêté son studio, puis on a enregistré avec lui, ça, ça nous a donné un gros coup de pouce aussi.

Joséphine : Je crois que c’était le seul producteur à qui on avait envoyé des morceaux, à part des amis qui faisaient de la musique, on n’aurait jamais eu cette prétention. C’était plutôt pour demander « qu’est-ce que t ‘en penses ? Est-ce que ça vaut le coup qu’on continue, ou est-ce qu’on est nul à chier ?». C’était un peu inespéré, et un petit coup de baguette magique là…

 

 

Et le piano enfants, c’était contraint ou forcé ?

Joséphine : Moi, j’avais personnellement demandé à prendre des cours de piano.

Alexandre : Le piano, contraint et forcé, vers 6 ans ; la guitare, c’était une prise d’initiative.

Joséphine : Il avait une guitare qui était un petit peu plus grande que lui d’ailleurs !

 

 

Apparemment, vos goûts musicaux étaient assez différents ; Joséphine était très Michael Jackson, puis hip-hop ; Alexandre, plus Elvis Presley… Comment vous-êtes-vous rejoints là-dessus ?

Alexandre : J’avais acheté une guitare électrique pour ressembler à Elvis Presley, je me faisais la houppette en plus… On a réalisé que nos différences de goûts apportaient pas mal au projet en fait. Joséphine a toujours eu des goûts un peu plus rock, pas forcément agressifs, et de mon côté, j’ai des goûts power-pop on va dire. Et ça fonctionne assez bien, quand je commence à composer une mélodie, elle peut parfois partir trop dans un élan lyrique ou mélancolique, et Joséphine va un peu dynamisé tout ça. C’est comme ça aussi que le groupe est né.

 

 

Il y avait des bagarres chez vous, pour savoir qui mettait la musique en premier ?

Alexandre : J’étais assez soumis comme petit frère, donc c’était Joséphine…

Joséphine : Oui, mais en même temps, on n’a plus dormi dans la même chambre donc chacun écoutait son truc. On se faisait des petites visites… Non, mais sa guitare électrique était quand même très très forte je dois dire !

 

 

Vous avez apparemment passé pas mal de temps à trouver un nom de groupe, on peut savoir à quoi on a échappé ?

Joséphine : Non, c’est top secret. Scellé dans un coffre fort !

Alexandre : Singtank, ça évoque assez bien le petit côté petit laboratoire de chansons qu’on était, parce qu’on compose beaucoup beaucoup et on a tout de suite trois-quatre nouvelles chansons, donc ce côté un peu de laboratoire.

 

 

Et le prochain album, vous avez déjà des idées, des choses, des…

Alexandre : Mais on a pleins de compositions, pour l’instant le temps n’est pas encore à l’enregistrement, mais, non on a pleins pleins d’idées. On a pleins de chansons, on a largement de quoi faire un deuxième album. Et les idées, il y aura peut-être un côté plus, légèrement hip hop, pas dans le… Pas forcément dans, enfin on sait jamais, il y aura peut-être des featurings ou des trucs comme ça.

 

 

Joséphine, y aura-t-il un jour un duo avec ton mari, Mark Ronson, peut-être sur le prochain album ?

Joséphine : Je ne suis pas contre dans l’absolu, après sur cet album-là, on ne l’a pas fait parce qu’on travaillait déjà avec un autre producteur. Mais, je le ferais si, on le ferais si c’est approprié, si ça avait du sens. Pourquoi pas, oui faut voir. Je ne suis pas contre…

 

 

Ce n’est pas que vous préférez séparer vie professionnelle et vie privée ?

Joséphine : Non, mais je ne sais pas si on arriverait à se concentrer très très bien en studio. Je pense que le label aurait tendance à prendre quelques heures de studio en plus, donc c’est le seul risque (rires) !

 

 

Tu as aussi été DJ, tu continues ?

Joséphine : DJ, c’était plus un truc que je faisais au début pour gagner de l’argent, faut être honnête, et j’ai dû le faire quatre-cinq fois par an. J’aimais bien passer des disques dans des fêtes mais je ne me suis jamais considérée DJ.

 

 

On va te voir prochainement dans Confessions d’un enfant du siècle de Sylvie Verheyde, tu peux nous en dire plus ?

Joséphine : J’ai un très très petit rôle dans ce film-là… C’était un tournage très sympa, avec des acteurs qui ont énormément de talent, et j’adore les films de Sylvie Verheyde, qui est aussi une amie. J’interprète Agnès Bonnet, mais bon j’ai tellement un petit rôle dedans…

Alexandre : Tu peux nous annoncer ton film de vampires…

Joséphine : J’ai joué dans Kiss of the Damned de Xan Cassavetes, dans lequel j’ai le premier rôle, avec Roxane Mesquida, Anna Mouglalis et des acteurs américains… qui sort en décembre je crois. Et je viens de finir le Ron Howard, Rush, qui est sur la vie de Niki Lauda…

Alexandre : Et elle joue quand même une directrice d’un circuit de formule 1, c’est un rôle de caïd !

Joséphine : C’est un rôle top ! Et ensuite, je tourne dans une série avec Jeremy Piven (qui joue l’agent dans « Entourage »,) qui s’appelle «Mr. Selfridge», un genre de «Mad Men» qui est en 1909…

 

 

Chanteuse, comédienne, qu’en est-il de ta carrière de mannequin ? On t’a vu sur Agent Provocateur, Mango, Zadig & Voltaire…

Joséphine : C’était toujours des collaborations, qui étaient liées à la musique… Agent Provocateur a utilisé un titre de Singtank, et auparavant, ils avaient bossé avec Kylie Minogue ou Maggie Gyllenhal… Donc quand ça a du sens, je le fais en prenant en compte tout ce que je suis aussi. C’est vrai que je ne fais pas 1,80 mètre, ni 45 kilos, malheureusement hein ! Donc, donc quand je fais des collaborations, c’est plus un tout. C’est pour ça que je ne me suis jamais vraiment considérée mannequin en tant que tel.

 

 

Et collaborer pour une collection ?

Joséphine : Non, je ne me permettrais pas, je ne me sens pas designer dans l’âme. J’aime beaucoup les vêtements et je respecte le métier de designer. Pour moi, la mode est un art aussi important que le cinéma, que je respecte tout autant que les autres. Et même si, parfois, je dois avoir un côté garçon manqué, pour le côté fringues, je suis assez fille, je dois dire…

 

 

Comment définirais-tu ton style ?

Joséphine : Assez pop, parce que pas mal d’imprimés qui se mélangent et un peu garçon manqué… Côté créateurs, j’aime beaucoup Jonathan Saunders, qui fait de très belles chemises. Là, la combinaison que je porte, c’est Thomsen.

Alexandre : J’aime bien Melinda Gloss, c’est aussi des copains…

 

 

D’autres projets ?

Alexandre : Je prépare le marathon, c’est vrai en plus, mais depuis très longtemps.

Joséphine : Ça fait quatre ans qu’il le prépare !

Alexandre : Je repousse régulièrement ma participation…

 

 

Singtank, « In Wonder » (WEA). Single : « The Party ». En concert le 13 septembre à Toulouse, le 20 à Lyon, le 6 octobre à Dijon, le 11 à Toulouse, le 12 à Marseille, le 20 à Paris (Gaité Lyrique), le 2 novembre à Roubaix, le 9 à Cholet, le 17 à Villefranche, le 7 décembre à Rennes, le 14 à La Rochelle, le 15 à Saint-Etienne.

 

 

 

Retrouvez en bonus, sur la page suivante, leur single «The Party » en acoustique !

 

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