Frange sur commande

C’est le moment où la question taraude toutes les filles de la rédaction (et les autres) : frange or not ? J’ai trouvé la solution : le Comptoir des Franges, du salon « durable » Didact Hair Building, créé par Alexandre Cruzel et Stéphane Amaru, que j’ai bien entendu testé !

Pour prendre rendez-vous, ça n’a pas été facile, c’est full tout le temps, mais quand on y est, on est à l’aise, pas collée à dix candidates à la frange éphémère.

C’est le très sympathique Stéphane Amaru qui m’accueille et qui va s’occuper de moi. Pour lui, « la frange c’est le tuning du cheveu »… Il m’explique : « On a essayé de faire revenir les filles à cheveux longs chez le coiffeur et leur proposer une alternative avec le Comptoir des Cheveux Longs et, aujourd’hui, ce Comptoir des Franges. On est aussi les spécialistes de la coupe qui dure trois mois… ». Je note : Didact = économie.

J’ai du mal à prendre une vraie décision face aux dix franges en cheveux naturels (made in Brésil) proposées, longues, courtes, asymétriques… J’hésite entre la « Angie », la « Dylan », la « Rivoli » et la « Lyz », pour laquelle je finis par opter, une frange balayée sur le côté (j’ai eu la frange pendant des années, droite et longue, je décide de changer).

Il faut ensuite la colorer pour être le plus proche de ma couleur. Pour la mienne, Fabien, le coloriste choisit deux tons pour la teindre. Je patiente une demi-heure le temps que Stéphane me raidisse les cheveux (c’est mieux d’arriver les cheveux propres, ce que j’ai fait) et les boucle légèrement au « tube », le fameux nouveau fer Iso 3 qui cartonne aux Etats-Unis, objet conique où s’enroule une mèche de cheveu et lui donne en une fois sa souplesse idéale.

Fin du temps de pause, Stéphane pose le postiche sur une « tête malléable » (ça, c’est leur langage technique ; pour moi, on dirait une tête de poupée gonflable !) pour le sécher, ce qui m’évitera de porter directement une frange à l’allure de poulpe échoué sur mon front.

Pour la poser, explications, attention : il faut mettre les mèches derrière ses oreilles et ensuite faire avancer la frange sur son front et, au premier centimètre de cheveux, cliquer les minis pinces-peignes qui la soutiennent, puis recouvrir d’une mèche pour camoufler les points d’attache. Stéphane la pose, je suis bluffée par la couleur qui sied parfaitement à mes cheveux ! Je me concentre, c’est à mon tour de la mettre. Stéphane dit que je m’en sors pas trop mal (je suis pourtant allée trop loin sur les tempes et je n’arrive pas à entendre le clic d’une des pinces). Je recommence, il est patient… Au final, je lui promets que je le ferai bien chez moi et c’est lui qui me la pose pour sortir, ouf !

Je repars avec ma frange à réutiliser à volonté. Et je me dis que c’est un joli twist à donner à sa tête quand on a envie de changement sans toucher à un cheveu.

On est vendredi, et après une semaine de boulot intensif, je me trouve meilleure mine ce jour-là avec ma frange, je la garde et la teste au dîner où je vais. Ma BFF adore et veut la même, ma mère est amusée et mon mec me « préfère avant » — comme quoi mon article « pourquoi les hommes détestent les tendances », celui-même où j’évoquais la frange, est à nouveau justifié ! CQFD.

 

Frange (65 €), Le Comptoir des Franges, Didact Hair Building : 2, rue du Jour, 75001 Paris (01 82 28 30 10). www.didact-hair-building.com

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