Publié le 03.05.2012
C’est la question que Tout Paris pose à Tout Paris cette semaine. Perso, je répond oui… Mais uniquement si j’y vais avec Marlène Dietrich, Sophia Loren, Grace Kelly ou Elisabeth Taylor !
C’est vrai quoi : pourquoi se taper l’aller-retour Paris-Cannes via Nice dans une ‘navette’ au milieu de centaines de prétendants à la célébrité et de milliers de ceux qui affirment l’avoir vue de prés ? Alors qu’il suffit d’un bon livre sur une terrasse ensoleillée parisienne pour s’envoler vers des sommets de glamour et de style !
Naviguant à 10 000 pieds au dessus de tous ces éreintants boulimiques à ‘people’, l’ouvrage « Stars en Dior » retrace une partie de la filmographie du couturier, si dingue de ciné, qu’il fût même costumier avant même la création de sa maison de Haute Couture en 1946.
Marlene Dietrich en Dior dans ‘Le Grand Alibi d’Alfred Hitchcock en 1950
A l’heure où l’on admet enfin un dingue de toiles –dans tous les sens du terme-, lui aussi costumier de nombreux films et habilleurs de stars, au sein même du jury du festival de Cannes (Jean-Paul Gaultier), il est bon de rappeler que Christian Dior dessina des costumes de théâtre (pour ‘L’école de la médisance’) et ceux du film ‘Le lit à Colonne’ tiré du roman de Louise de Vilmorin, dès 1942.
Préfacé par Serge Toubiana, avec une introduction de Florence Müller et des textes de Jérôme Hanover, « Star en Dior » est avant tout un livre d’images. D’icônes même, puisque la plupart de ces clichés sont si connus qu’ils rayonnent depuis longtemps au panthéon des inspirations de mode les plus fertiles.
La maison habillera ainsi plus de 90 films. Et leurs actrices de manqueront jamais d’afficher ‘à la ville’ les créations de celui qui les avait si bien servies sur scène et à l’écran. Marlène Dietrich deviendra ainsi l’une des meilleures amies de Christian Dior. Dans un nuage de parfum Diorama, elle impose le couturier à de nombreux réalisateurs, dont Alfred Hitchcock, avec son fameux : ‘No Dior, no Dietrich !’
Avant même la naissance des tapis rouges, Dior devient aussi un partenaire fiable de toutes celles qui aiment se montrer, à Cannes, à Venise, à Los Angeles… Et partout où des femmes scintillantes aiment être vues.
N’étant ni l’un (l’une) ni l’autre, confronté à la question « Tu vas à Cannes ? » -et quitte à passer pour parfaitement asocial-, vous comprendrez ma réponse…
Dior a su créer un pont entre toutes les générations d’actrices. Du grand Alibi en 1950 jusqu’à Nathalie Portman (ci-dessus) ou Charlize Theron plus récemment.
A Lire : « Stars en Dior » : Editions Rizzoli NY, 240 pages, 250 photographies. 45 €.
A Voir : « Stars en Dior, de l’écran à la ville », du 12 mai au 23 septembre 2012, Musée Christian Dior de Granville.
Chez Dior, Kim Novak se met au parfum vers 1960…




