Nicolas Theil : Designer à croquer

Publié le 24.04.2012

Pour sa seconde collection, le jeune créateur de sacs et d’accessoires nous fait aussi croquer la pomme… Tentation !

 

Nicolas Theil


Afin qu’aucune zone d’ombre ne subsiste, autant être franc et direct : lui, on l’aime ! Pour lui bien sur, joyeux fêtard aux yeux bleus angéliques, toujours entouré de trop jolies filles (et de garçons parfois). Mais pas seulement. Pour ses créations aussi.

Désormais designer d’accessoires, il a été formé à l’école des Arts Appliqués Duperré (une bonne adresse !). Son adolescence ? Au Japon. Ses premières études ? Un passage incertain par une école d’ingénieur. Les contraintes de la construction formelle butent cependant rapidement sur les innombrables possibilités qu’envisage son âme vagabonde. L’art et le dessin remplaceront bientôt les maths et la géométrie au faîte de ses préoccupations.

 

 

Devenu collaborateur de Jean-Paul Gaultier –au rayon accessoires-, il lance parallèlement sa propre marque et transforme progressivement ses envies en produits. Des créations urbaines pour ceux et celles qui fuiraient la ville, tout en gardant d’elle quelques notions d’élégance, d’humour et de légèreté. Des objets du désir beaux et modernes, parfois habités de préoccupations trop sérieuses : l’avenir du monde, la destruction, la reconstruction, le futur incertain…

 

Trois créations signées Nicolas Theil

 

Il s’explique : « J’ai foi en la nature, en l’homme, j’aime la trace qu’il laisse sur la pierre qu’il polit, le cuir qu’il tanne… Mais j’ai commencé à imaginer ma dernière collection en me baladant sur une plage : échoués sur le sable, il y avait plus de matières plastiques que d’os de seiche. L’idée était de poser la question ultime, de confronter un public à ce mystère douloureux : comment s’en sortir ? Je m’efforce d’emprunter cette direction… ». Ainsi, il recycle ses chutes, travaille le propylène pour sa durée de vie et sa praticité. Mais le cuir reste sa matière de prédilection. Des peaux vivantes et évolutives, qu’il assemble en produits futuristes ou naturalistes, et en accessoires tentateurs. Sacs, grands ou petits, articulés ou surpiqués, pochettes du jour ou du soir, cabas aussi chics qu’inattendus, mais également colliers, bagues et bracelets…

 

Bracelet à croquer… Heu, peut-être pas non !


Pour sa seconde collection, sa manchette fétiche en forme de pomme recouverte de cuirs reptiliens, n’est pas la moindre des invitations au péché, auquel il est capable de nous faire succomber…

Patrick Cabasset

Nicolas Theil, Chez Coïncidence, 184 rue Saint Martin, Paris 3é.


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