Publié le 20.03.2012
Quand Maxime Simoëns prend des vacances, il ne laisse pas son showroom à n’importe qui. Il est même entre de très bonnes mains puisqu’un certain Octavio Pizarro y a installé sa toute première collection de prêt-à-porter. On y était…
Par Karen Rouach
Il y a de quoi confondre les deux lignes. Maxime Simoëns et Octavio Pizarro partagent le même univers, certainement la même vision de la mode. Le noir comme ligne conductrice, travaillé sous tous les angles, et très peu de place à la couleur. « C’est vrai que l’ADN est le même, mais je suis parti dans une autre direction » rectifie Octavio. La preuve ? Cette robe aux motifs graphiques, du jacquard travaillé dans de la maille, résolument chilien. « Il y a toujours un juste équilibre dans mes collections, entre mes racines latino américaines et le style très français », assure le créateur né à Santiago du Chili, qui vient tout juste d’acquérir la nationalité française. Un véritable mix entre les deux cultures, de quoi lui porter chance pour sa toute première collection automne-hiver. Mais la principale préoccupation d’Octavio, ce sont les volumes. Et puis la maille, aussi, le cuir sous toutes ses formes, le handmade, le mélange insolite des matières et les jeux de trompe-l’œil. Cette collection, il l’a imaginée pour une femme forte d’esprit, un peu rock’n'roll, qui n’a pas peur des volumes inattendus.
Avant de se lancer dans le prêt-à-porter, Octavio Pizarro a commencé dans l’accessoire, il y a quatre ans : des cols, des capes, des écharpes si longues et larges qu’elles devenaient finalement vêtement, et enveloppaient les femmes dans les plus précieuses laines. Une ligne couture, plus discrète, voit également le jour et sera plébiscitée par Michelle Obama et la Première Dame chilienne. Maintenant, il s’agit de convaincre les parisiennes… Et déjà une au compteur.

