Kenza / Maxime Simoëns:
une génération en route

Cela paraissait sonner comme une évidence et un joli clin d’oeil du destin…

Lorsque Maxime Simoëns devenait rédacteur en chef de lofficielmode.com, les Editions Jalou lançait L’Officiel New Talents, un label réunissant les influenceurs mode du web les plus suivis, dont Kenza est un des brillants porte-étendard. Mais quel rapport existe-t-il entre le créateur et la blogueuse ? La mode, bien sûr. Mais aussi le fait qu’à respectivement 27 et 25 ans, ils soient les espoirs, chacun dans leur domaine, d’une génération aux envies d’autre chose. Si un a fait souffler un vent de fraîcheur sur la couture parisienne, l’autre a su proposer à ses lectrices une version révolutionnaire du journalisme et de la communication. Bien entendu, il fallait que leur chemin se croisent. Mais, lorsqu’en plus, le rédacteur en chef « habituel » du site est issu de la même génération et a côtoyé Maxime pendant ses études de stylisme, l’occasion devenait immanquable. Plus qu’une interview croisée, une rencontre. Morceaux choisis d’une conversation qui aurait pu durer des jours…

 


Par


 

 

 

Louis Bompard: Ça y est Maxime, on peut enfin se rencontrer maintenant que ton défilé est passé. D’ailleurs, tu as senti une coupure ?

 

Maxime Simoëns: Non, pas tellement, puisque le lendemain, j’étais chez Leonard pour préparer la collection qui défile début mars.

 

Kenza: Mais tu n’as pas de coup de blues après un défilé ?

 

Maxime Simoëns: Pas après celui-ci. À la fin du deuxième, oui, j’ai ressenti un gros spleen car il n’y avait plus la même excitation que lors du premier. J’ai l’impression qu’avec ce troisième défilé, j’ai retrouvé une forme d’engouement. Donc non, aucun blues à l’horizon !

 

Louis: Et toi Kenza, tu aurais aimé devenir créatrice ?

 

Kenza: Non, car clairement, je n’ai pas ce talent. Moi, je suis bonne pour communiquer, pas pour créer. Donc aucun regret. Et toi, qui est journaliste ?

 

Louis: Forcément un peu car j’ai fait des études de stylisme. Et je sais comme il est dur de créer. C’est pour ça que je suis devenu journaliste, parce que j’ai une énorme admiration pour le travail des créateurs. Je sais ce que c’est que le syndrome de la feuille blanche.

 

Maxime: Moi, je n’ai jamais vraiment connu ce problème. Car créer, c’est surtout savoir qui on est, ce qui nous inspire, ce que l’on veut dire. Moi, je le sais depuis mon passage chez Balenciaga, où j’étais responsable de l’inspiration pour Nicolas Ghesquière. Mais j’ai également beaucoup appris à chacun de mes passages dans les maisons, que ça soit chez Gaultier, Dior ou Elie Saab, qui m’a montré l’importance de « sublimer la femme ».

 

 

maxime / kenza 2

 

Louis: Justement, faut-il croire ces créateurs qui ne cessent d’expliquer qu’ils veulent « sublimer la femme » ?

 

Maxime: Oui vraiment. Si Nicolas ne pensait pas vraiment à ça mais plus à créer de nouveaux vêtements, Elie Saab lui, a toujours l’idée en tête de rendre ses clientes le plus glamour possible. Et cela passe souvent chez lui par des longues robes…

 

Kenza: …Parce que c’est un rêve de petite fille, la belle robe « de princesse ». Même si on sait qu’on ne l’a mettra qu’une fois dans sa vie, toutes les filles se sont un jour imaginées dans une robe longue comme les dessine Elie Saab. C’est aussi pour cela que l’on regarde les défilés, alors qu’on sait qu’on ne sera peut-être jamais une cliente de ces créateurs. C’est une part de rêve.

 

Page : 1 2 3
format 300/*

sur le même thème

découvrez