Les albums qui ont fait vibrer 2011 – par Bijou

publié le 20 janvier 2012

Journaliste musical depuis une dizaine d’années, réalisateur de nombreux documentaires pour les chaînes de la TNT (il en prépare actuellement un sur le thème des chansons d’amour) et organisateur de soirées pop et acidulées dans la capitale, Bijou (un pseudo hérité de ses djs sets au temps du mythique Pulp) a été nourri à Chopin, France Gall, Depeche Mode et Etienne Daho par des parents mélomanes. D’où ses goûts musicaux aussi décomplexés qu’éclectiques. Aujourd’hui, il nous présente les galettes qui ont fait vibrer 2011.

Par Hala Moawad

 

1. Let England Shake de PJ Harvey

Après la réussite en demi-teintes de son précédent disque, « la » Harvey nous a prouvé en 2011 qu’elle était encore capable d’enregistrer un chef d’oeuvre. Let England Shake est son album le plus habité et le plus envoûtant depuis des lustres. Immense.

 

 

2.  House of baloons de The Weeknd

Le surdoué de 2011 s’appelle Abel Tesfaye, il est canadien et a 22ans. Sur les 3 albums qu’il a gracieusement offerts cette année sur internet, ce jeune producteur philanthrope a réussi magistralement à mélanger la new wave et le r’n'b (un de ses morceaux sample le « Happy House » de la prêtresse punk Siouxsie & the Banshees). Indispensable.

 

 

3.  Cinderella’s eyes de Nicola Roberts

L’inattendu album solo d’une ex-chanteuse de girls band, produit par des pointures comme Joseph Mount le chanteur de Metronomy ou Diplo le pote de M.I.A. Une collection de petits tubes effrontément pop injustement passée inaperçue de ce côté-ci de la Manche.

 

 

4. El volo love de François & the Atlas Mountains

Un frenchy touché par la grâce et signé sur le label des rockers écossais Franz Ferdinand. Nappes de synthés planantes, percussions africaines, lyrics poétiques : un sublime OVNI très vite addictif.

 

 

5. Feel it break de Austra

Originaire de Toronto, ce jeune groupe emmené par Katie Stelmanis, ex-enfant de choeur dans les églises, sonne comme la B.O. parfaite de messes noires electro, pas loin des géniaux The Knife ou du charme cold des premiers Eurythmics.

 

 

 

 

6. Happy soup de Baxter Dury

La voix la plus sexy de 2011. Fils d’une grande figure cramée du rock anglais Ian Dury, ce chanteur trop rare, génial mélodiste, a signé l’album pop mélancolique parfait. A écouter un verre à la main et une larme à l’oeil.

 

 

7. Pourquoi battait mon coeur de Alex Beaupain

Compositeur attitré de la musique et des chansons (d’amour) des films de Christophe Honoré, Alex Beaupain reprend brillamment le flambeau d’une certaine école de la pop hexagonale héritée de Daho. Cette année, notre coeur a en effet souvent battu au son de ces chansons douces-amères qui décortiquent la mécanique amoureuse. Mention spéciale à « Au départ », hymne sentimentalo-socialiste.

 

 

8. Diamantes d’El Columpio Asesino

Quasi inconnu dans nos contrées, le 4e album inspiré d’un des meilleurs groupes espagnols actuels, quelque part entre les guitares noisy de Jesus & Mary Chain et l’electro-rock des Death in Vegas. Le magnifique morceau d’ouverture « Perlas » vaut à lui seul l’acquisition de ce disque disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.

 

 

9. Safari Disco Club de Yelle

Curieusement boudé par le grand public, le 2e album de Yelle avait pourtant de quoi déchainer les dancefloors avec bien plus de classe qu’un David Guetta. Produit en partie par l’allemand furieux Siriusmo, cette collection de chansons sonnait un peu comme si Lio avait décidé de séduire les clubs berlinois tout en dégainant des refrains sucrés.

 

 

10. Forever Dolphin Love de Connan Mockasin

Complètement inclassable, psychédélique et barré, l’album d’un hurluberlu néo-zélandais qui n’a pas du fumer que la moquette mais dont le génie est déjà très convoité puisqu’il vient d’entamer une collaboration avec Charlotte Gainsbourg (il a signé un morceau sur le tout nouveau disque de l’actrice et composera sur le prochain).

 


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