Victoria Beckham : son parcours mode en 7 looks

publié le 28 décembre 2011

Ce n’est plus un secret : Victoria Beckham ne va pas tarder à poser ses valises dans notre capitale. Et vous le savez, un tel évènement ne passe pas inaperçu, d’autant plus que Posh a toujours suscité un vif intérêt de la part des journalistes. Mais si ses débuts mode n’ont pas été faciles, il faut dire que l’ex-Spice Girls s’est bien rattrapée. Elle a su troquer des robes peu flatteuses pour d’autres modèles aux lignes épurées (les siens, tiens donc !), abandonner ses extensions au profit d’un chic carré et laisser ses vêtements aux couleurs criardes au placard. Précisons que c’est depuis la création de sa marque, en 2008, que Victoria s’est créée une véritable crédibilité mode, en se faisant ambassadrice de sa propre ligne. Des robes qui n’ont d’ailleurs pas mis longtemps à séduire bon nombre de célébrités et de rédactrices… Mais comment en est-elle arrivée là ? Réponse en 7 looks.


Par Margault Antonini

 

 

 


  • Catastrophique
    En voyant le couple Beckham, en 2004, on n'aurait pas parié sur eux. Robe corset et mèches blondes pour Victoria, veste de costume trop grande et jeans pour David... Un look à proscrire.

 

 

Et il faut croire que Louis Bompard, notre rédacteur en chef, est lui aussi ravi par la nouvelle Posh. La preuve, il lui écrivait cette lettre ouverte, « Icône de Posh » dans L’Officiel d’avril 2010…

 

 

Victoria Beckham à la soirée Oscars d'Elton John en 2009Chère Victoria,

 

Cette lettre, cela faisait longtemps que je voulais te l’écrire. Mais voilà, je n’osais pas.  Tu sais, journaliste de mode, pour un homme comme moi, ça fait jaser. Alors enfiler un costume de groupie et révéler mon admiration pour quelqu’un d’à peine réel, c’est un cap… que dis-je un cap, c’est le Grand Canyon ! Car, Victoria, pour beaucoup, tu n’existes pas vraiment, ou bien alors sur une planète qui n’est que de papier glacé. Viens-tu bien du même monde que nous, Posh ? La question, en feuilletant les magazines qui trônent sur la table de nuit de ma mère, bien souvent, je me la suis posée.

Dans ton monde, Victoria, on sort de l’hôpital 24 heures après son accouchement, avec une silhouette à faire saliver n’importe quelle mannequin russe. C’est également dans ce monde-là que, quand te vient l’idée de faire du shopping un dimanche à Madrid, le chef de la police de la ville ordonne de rouvrir toutes les boutiques d’une grande artère commerciale spécialement pour toi. Ca existe, dans la vraie vie, ça ? Il parait même que sur ta planète, les jours de cocooning à trainer chez soi, les Louboutins de 14′ et la jupe crayon dans laquelle on ne respire plus sont de rigueur ? A plusieurs reprises, je me suis surpris à maudire et envier ce royaume où, même sur les photos volées par les paparazzi, double menton ou profil hasardeux n’existent pas.

 

Enviée, adulée, jalousée, moquée, raillée… Rien n’y fait, Vic’, tu as toujours su enjamber les obstacles que l’on mettait sur ta route ( vous avez déjà essayé vous, avec 14 cm sous le talon ?!?). Et des casseroles, tu as eu en traîner pas mal ! Devenir « femme de footballeur » (ma pauvre), voir ce footballeur de mari devenir une icône gay, puis devoir supporter qu’il s’affiche en slip sur toute la devanture d’un immeuble de Milan, lutter contre les groupies, et quand ce ne sont pas les groupies, v‘là qu‘une baby-sitter férocement « hot » fait des ronds de jambes au beau David. Tu as également réussi à te sortir avec les honneurs des mains du styliste des Spice Girls ! Tu sais, celui qui affublait ta copine Mel C d’un jogging 3 bandes et Geri Halliwell d’une robe « Union Jack » aussi courte que tes couplets. On en viendrait même à te plaindre, ma Vic’. Mais je sais désormais d’où te vient ton regard si félin. Ce n’est pas un hasard, si comme les chats, tu retombes toujours sur tes pattes. Grrr….

 

Et si, finalement, toutes ces épreuves n’avaient pas – enfin – fait de toi… une vraie femme ! Alors que pendant plus de dix ans, tu répétais sous les rires étouffés, que tu te consacrais à ta carrière de chanteuse (…!), te voilà aujourd’hui travaillant pour de vrai ! Comme tout le monde ! En effet, ta ligne de robes a même été saluée par les carnassiers journalistes modeux qui aiment tant dézinguer du people. De plus, te voilà désormais criant dans la presse ton admiration pour autre chose que ton reflet dans le miroir : la belle Blake Lively. Me revient aussi cette soirée Burberry en septembre dernier, celle de notre rencontre… Tu m’as dit à l’oreille, souriant telle une ado maladroite: « You’re a pretty good dancer… »


Victoira, tu touches au but. En vivant (presque sur la même planète que tes admirateurs, tu deviendras l’icône que tu as toujours rêvé d’être. En tout cas, moi, j’y crois. La preuve, aujourd’hui je n’ai plus honte d’écrire cette lettre…

 


Ton « good dancer », Louis Bompard


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