Bambi des villes

 

Une marque de pull marin, OK on sait…. Mais Saint-James c’est aussi, et plus que jamais depuis sa récente rénovation, le nom d’un hôtel parisien d’une quarantaine de chambres de style « crazy chic » flanqué d’un des jardins les plus secrets des quartiers Ouest qui devrait faire un tabac à l’automne. Dernier coup de cravache avant les vacances, nous y avons fait un tour la semaine dernière… On a tout aimé (enfin presque), du faux parquet point de Hongrie à la vraie toile de Jouy en passant par l’escalier façon Napoléon III et le personnel aux petits soins sans sourire de travers. Donc on a voulu en savoir plus sur ce personnage un peu allumé qui se cache derrière la déco de ce nouveau lieu décalé, à mi-chemin entre le club à l’anglaise tradi et l’hôtel pop trendy. La décoratrice Bambi Sloan, qui avant de s’attaquer à cette vénérable maison du 16ème arrondissement décorait le restaurant le Derrière dans le Marais et le lodge Jura en Ecosse et encore avant traduisait en français les épisodes de Chapeau Melon et Bottes de Cuir, nous présente son dernier baby :

 

 

 

Qu’avez vous-vu dans cet hôtel lors de votre première visite ?

Un volume majestueux et un squelette magnifique, des proportions presque intimidantes. Une Belle au Bois Dormant version Napoléon III !

 

Je vois votre hôtel comme une retraite à l’écart du maelström parisien, à la fois paisible et joyeuse. Et vous comment le conseillez-vous à l’usage ?

Le Saint James est dans un cadre idyllique, blotti au fond d’un parc comme un petit château en plein Paris. Si j’étais client régulier, je voudrais changer de chambre à chaque séjour et trouver celle qui serait «  la mienne ». Puis, dorénavant je demanderais Ma Chambre. Comme la chambre d’ami que vos hôtes vous réserve à chaque vacances, parce qu’ils vous aiment.

 

 

 

D’où vous vient cette insolence chic dans le détail ?

Les détails sont pour moi des clins d’œil, une façon de créer une complicité avec un observateur attentif. Il y a ceux qui les voient, ceux qui ne les voient pas mais les ressentent. Ce qui est important c’est d’éprouver du bonheur, de déclencher un sourire. Un détail espiègle c’est un peu un bon mot, un trait d’esprit. La vie est une tragédie en soit, sans humour elle ne vaudrait pas la peine d’être vécue. Je n’arrive pas à me prendre au sérieux, la déco est par essence frivole et elle se doit d’avoir quelque chose de jubilatoire.

 

+ Comment était votre chambre de petite fille ? Et votre chambre maintenant ?

Oh lala et oh lala ! Mon père a acheté et rénové un « brown stone », une maison typiquement New Yorkaise, quand j’avais 13 ans. Il m’a donné carte blanche pour la décorer. J’ai voulu garder le mur mitoyen en brique dans lequel j’ai coincé des fleurs comme si il y avait un champ de l’autre côté du mur. J’ai peint un ciel au plafond, confectionné un rideau très Paco Rabanne avec des capsules de canettes et j’ai ramassé dans la rue des petits meubles que j’ai peint dans les couleurs fluo psychédéliques ! Aujourd’hui ma chambre est blanche…avec un ciel au plafond. Les rideaux sont des saris blancs incrustés de petits miroirs. Je dors dans des draps métis chinés, brodés de mes initiales ce qui rend la chose plus difficile à dénicher. J’ai une manie d’utiliser les portes moulurées comme des toiles pré-encadrées. J’avoue peindre des fresques sur les murs aussi. Ma chambre est peut être blanche mais il n’y a pas un centimètre de mur sans tableaux, dessins, miroirs, plumes…même ma bibliothèque est couverte d’un accrochage de tableaux.

 

Quel est votre secret pour arriver à surprendre les Parisiens ?

De me surprendre moi-même.

 

 

Et encore quelques vues…

 

 

 

 

 

 

Y dormir

43, Avenue Bugeaud
75116 Paris
01 44 05 81 81

www.saint-james-paris.com

Package « la vie en rose » à 473 € la chambre double supérieur, petit-déj pour deux en chambre ou au restaurant, 1h de soin au spa Gemology pour deux (ou massage), cocktail Gemology au bar bibliothèque pour deux.

 

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