Matali des bois

Le bord de mer (Hi Matic), la périphérie du désert (Dar Hi), la grande ville (Hi Matic), et maintenant la forêt, voilà une designer sans peur ni frontière. On vous présente ici la dernière merveille de Matali Crasset: la maison sylvestre. Nous, on adore. Il faudra aller jusqu’en Lorraine pour la visiter (nous, on ira), et mieux encore y dormir (possible à partir du printemps prochain). Un projet qui s’inscrit dans le champ d’expérimentation du Vent des forêts, domaine de la Meuse dédié à l’art contemporain en milieu rural. Matali nous explique les grandes lignes :

 

Avec la construction de cette cabane, quel était le nouveau challenge ?

On ne peut pas parler de challenge, il n’y a que du plaisir de pouvoir participer à un projet qui est à la fois artistique, écologique, participatif, expérimental et contemporain. Les maisons sylvestres sont à l’image des oeuvres d’art installées dans la forêt depuis 12 ans mais elles permettent d’aller plus loin dans la rencontre avec la forêt (on y séjourne la nuit) et de l’art contemporain (en proposant un vécu expérimental). Les maisons sylvestres sont à l’image du refuge de montagne, on parcours le forêt d’abord puis on vient se poser dans la maison sylvestre. La première maison sylvestre, le nichoir, permet d’accueillir 4 personnes dans un site dédié à l’observatoire des oiseaux et ici particulièrement à la présence de geais.

Quatre maisons sylvestres prendront place dans la forêt. L’intérêt des projets réalisés pour le Vent des forêts est qu’ils sont réalisés dans une logique participative. C’est un projet qui a recueilli l’adhésion des 6 villages forestiers de la Meuse. Il a été réalisé avec des entreprises locales dont notamment une entreprise de réinsertion les compagnons du chemin de vie et des filières d’approvisionnement très courtes pour l’ensemble des matériaux. C’est un projet qui a génère et fédéré des très belles énergies, grâce à la personnalité du directeur du Vent des Forêts Pascal Yonet et de son équipe.
-La vie dans les bois, est-ce une autre utopie du siècle ou une réalité à adopter d’urgence ?
La forêt et la cabane sont en effet des porteurs d’utopie assez forts dans un monde urbanisé où la proximité avec la nature s’est diluée. Cependant bien que la forêt est un espace rêvé c’est aussi  un espace qui cristallise des peurs très fortes. C’est notamment pour cette raison que j’ai décidé de mettre la structure en hauteur, pour être hors d’atteinte de la vie de la forêt…
- Et vous comment vous y voyez vous : tous les soirs, en week-end, en rêve, en vacances ?
C’est un refuge qui accueillera des promeneurs, des curieux pour des périodes courtes de 1 à 2 jours. Ils pourront cependant poursuivre dans les 3 autres maisons sylvestres qui prendront place petit à petit. Ce n’est pas un espace de vacances, plus un espace pour se confronter, s’immerger dans la forêt.

 

 

 

 

 

crédit photos Lucas Frechin

www.ventdesforets.com

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