Publié le 19.04.2011
Attendez-vous dans les prochaines semaines à en entendre parler. Je veux parler du Hi Matic, la dernière révélation hôtelière de Matali Crasset et de ses compères de Nice, Patrick Elouarghi et Philippe Chapelet. Le trio s’est distingué récemment en ouvrant le Dar Hi, un « anti-riad » dans le Sud tunisien (L’Officiel Voyage n° 31).
Alors que le buzz commençait déjà à monter, il y a une dizaine de jours, je suis allée faire un tour sur le chantier en voisine. J’y ai vu, ou plutôt aperçu entre les gravats (je vous ai épargné les photos destroy de plaques de plâtre et murs en béton, au profit d’une image propre de la chambre en kit témoin), ce que pouvait donner un anti-palace.
J’adore l’idée : alors que Paris ne parle plus que d’enseignes high-end, de pluies d’étoiles et de nouveaux palaces, le Hi Matic prend le contre-pied de la tendance. Au 71, rue de Charonne, vous ferez tout vous-même, du check in à la fermeture des volets… Un luxe-déglingue, comme disent les British (« rough luxe »), qui joue sur les oppositions pour mieux nous surprendre : éclairage dispensé par des lampes néons mais une station pour brancher votre iPod, des chambres de la taille d’un 2* mais une literie futon haut de gamme, etc. Pour passer du low-cost au luxe sans changer de lit. Voilà Paris très bien servi.
Hi Matic, 71, rue de Charonne, Paris 11e, ouverture autour du 28 avril.
Alice d’Orgeval
